Nouveau film de Bill Murray - St.Vincent - la critique


Texte de @MarieLooper   
      C'est toujours un plaisir de retrouver Bill Murray dans un film, après avoir joué dans Monuments men et The Grand Budapest Hotel en 2014, c'est dans un rôle principal qu'il finit l'année dans le film St.Vincent. Il s'agit du premier long-métrage réalisé et écrit par Theodore Melfi, St.Vincent raconte l'histoire d'un homme aigre, méchant et passablement irresponsable (Vincent joué par Bill Murray) qui devient étrangement le ''baby sitter'' du fils de 10 ans de sa voisine, une mère monoparentale nouvellement emménagée. Ainsi, au fil des rencontres, ce garçon et Vincent apprendront à mieux se connaître et une surprenante amitié naîtra. 

     Melfi nous offre un excellent premier film, quoique le sujet traité soit assez standard, le rythme de la réalisation et les quelques moments d'humour aident à en faire en sorte que St.Vincent ressort du lot. L'élément central de cette réussite reste tout de même la performance de Bill Murray. Fidèle à lui-même, sa performance est sensible et énigmatique, bref, on l'adore.  On s'amuse à voir ses pitreries du début à la fin du film, quel bonheur de voir Bill Murray danser seul sur la musique d'un juke box, les répliques pince-sans-rire du dialogue lui vont à ravir. 

       Autre bonheur personnel, peut-être avez-vous écouté la série britannique, The I.T. Crowd (si vous ne l'avez pas encore découverte, le geek en vous vous ordonne de trouver cette série et de l'écouter, vous allez adorer). Bref, David O'dowd, un des personnages principal de la série à un rôle secondaire très intéressant dans St.Vincent. Principalement grâce au ton de son personnage, il réussit à se démarquer et comblera de bonheur les fans de The I.T. Crowd. 

       C'est en effet dans le ton et dans l'esprit que le film se démarque. Ainsi, c'est avec un humour grinçant que des personnages comme, un vieillard alcoolique accro au jeu (Bill Murray), qui fréquente une prostituée enceinte (Naomi Watts), Oliver, le fils de la voisine qui se fait intimider à l'école (Jaeden Lieberher), Maggie, la mère monoparentale (Melissa McCarthy) évoluent. Melfi ne tombe jamais dans l’apitoiement et le pathétique. St.Vincent ne fait jamais la morale, c'est ce qui est le plus beau dans ce film.

Article par Marieve

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