vendredi 1 août 2014

Critique : Guardian of the Galaxy - Rétro-spacial!



Je me souviens lorsqu’on avait annoncé la production de la prochaine franchise de Marvel serait Guardian of the Galaxy, les réactions furent majoritairement séparées en deux camps. Le premier, se demandant pourquoi on choisissait une franchise aussi peu connue. Et l’autre camp, on probablement exprimé une opinion se résumant à : De kessé cé ça?

J’admets que je me situais entre les deux. Je connaissais à peine l’existence du groupe des Gardiens de la Galaxie et j’étais extrêmement curieux sur les raisons qui avaient poussé Marvel à mettre de l’avant cette franchise. En fait, je me le demande toujours. Mais une chose est certaine, cette stratégie de prendre un groupe peu connu, et pousser le marketing sur cet aspect est particulièrement efficace et assure, a Marvel, de très forte chance de succès pour le premier film de cette probable, future franchise.

Tout débute en 1988 avec un très jeune Peter Quill. Sa mère, mourante, le laissera seul au monde. Le jeune enfant qui tentera de se sauver de ce moment particulièrement difficile sera « enlevé » par une bande de mercenaires spatiaux. Puis on saute ensuite 20 plus tard pour retrouver un Peter, adulte, usant d’astuce et de gadget pour « voler » une sphère hautement estimée sur le marché noir. Bien entendu, cet artéfact deviendra l’objet de convoite d’un certain Ronan, qui désire mettre la main sur l’artéfact afin de s’attirer une faveur d’un être particulièrement puissant … Peter croisera alors différents individus sur son chemin qui lui voudront tour à tour du mal et qui, pour des raisons que vous découvrirez, deviendront alliés pour former le groupe que l’on connait sous le nom des Gardiens de la Galaxie.

Je l’admets d’embole, je ne suis pas le plus grand connaisseur des univers de bande dessinée. Je suis encore moins un connaisseur de l’univers des Gardiens de la Galaxie. Cependant, ce que je savais, c’est que ce groupe hétéroclite est habituellement traité avec un ton qui se prend très peu au sérieux. C’est ce qu’on retrouve dans le film de James Gunn (Super). Déjà, le matériel original abordait ce ton. Et, soyons honnête, il était difficile de traité avec sérieux d’un groupe composé, entre autres, d’un raton-laveur parlant qui adore utiliser des lances-roquet!
Les créateurs ont donc décidé de jouer en quelque sorte, la carte de la dérision. On prend ici les clichés classiques des films de super héros pour s’en moquer. Tous les défauts que le grand public reproche habituellement au genre du film de super héros (le manque de cohérence du récit, les personnages aux caractéristiques ou apparences ridicules, les alliances entre héros peu justifiées) sont déconstruits et traités avec une ironie rigolote. On rit des clichés du genre sans tomber dans la parodie. On prend le genre du film de super héros, on y bourre une bonne dose d’action et on saupoudre ça de one-liner et musique de film d’action des années 80. C’est le genre de mélange hétéroclite qu’on ou offre. (tout comme le groupe, drôlement hétéroclite que forme les Gardiens)

Car il y a bel et bien un côté rétro dans Guardian of the Galaxy. Dans sa construction, dans la répartie ironique de plusieurs personnages entre eux, dans l'importance des personnages secondaires forts et caractérisés. Par exemple, Rocket : déjà fort apprécié par les gens avant même la sortie du film. Chaque personnage à un rôle et une personnalité bien tranché. On y trouve de tout et on n’essaie pas de faire avec des personnages vides qui peuvent plaire à tous. On mise plutôt sur une diversité de caractère fort pour que chaque spectateur y trouve son compte. Ça fonctionne. Les personnages sont riches et bien typés. Ici, pas d’excès de compromis.

Pourtant, j’ai l’impression que ce film plaira justement à un large public. Les fans de film de super héros y trouveront un univers qui semble être assez fidèlement transposé. D’ailleurs, Guardian of the Galaxy servira –je le crois- fort probablement de préambule au second Avengers. De plus, les néophytes ou ceux qui ne sont pas nécessairement attirés par les films de super héros y trouveront un film d’action, bourré de scène enlevante, avec beaucoup d’humour et une touche rétro qui leur rappelleront surement les buddy-movie à la Beverly Hills Cop ou même Leathal Weapon.

La distribution du film est également fort efficace. Chris Pratt compose un Starlord complètement frondeur et sans filtre. Bradley Cooper sert très efficacement le personnage de Rocket avec son excellente répartie qu’on lui connait déjà. Zoe Saldana rend bien le côté sensuel et mystérieux de Gamora, mais manque un peu de « puissance ». Mention à Dave Bautista qui réussit à être relativement touchant et plus que de gros muscle dans son rôle de Drax. Mention également pour Karen Gillian, complètement glaciale et inquiétante dans son rôle de Nebula.




Guardians of the Galaxy, c’est le film d’été a son meilleur. De l’action soutenue, des répliques punchées, des personnages stylisé et bien habité. On est loin d’un film lourd. C’est rapide, divertissant, ne prend pas le spectateur pour un con, mais ne lui embrouille jamais l’esprit de concept complexe pour aucune raison. Du divertissement à son meilleur pour les fans de film d’action de tout genre. Juste assez comique et ironique pour rallier les fans du genre, ou les néophytes. Je prédis un succès assez retentissant. Probablement le meilleur film d’été qui nous est offert même si nous avons été drôlement bien servis jusqu’à maintenant cette année! De plus, ça sent le tremplin pour le prochain Avengers. Définitivement un incontournable pour tout amateur des films de l'univers Marvel.


On applaudit pour : L’application de la recette de films d’été à la perfection. Les personnages riches et bien campés. Pour l’ironie et la déconstruction du genre. Pour la petite touche rétro qui apporte un vent de fraîcheur.

On boo-urns pour : Le scénario peut être un peu trop simpliste et certain dénouement qui ne réussissent pas à se sortir des clichés. Peut-être aussi pour passer très rapidement sur la définition de l’univers. Beaucoup de planète, beaucoup de race. Peu de mise en contexte.


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Item Reviewed: Critique : Guardian of the Galaxy - Rétro-spacial! Rating: 5 Reviewed By: Yanick Lampron