Critique Fantasia 2014 : The Infinite Man – L’amour récursif

The Infinite Man, Hugh Sullivan

Malgré mon horaire drôlement chargé de Fantasia, j’ai eu un temps mort mercredi. Oui! Trop tard pour un film sur ma liste et trop tôt pour l’autre. Donc, que faire? Oui, descendre les escaliers pour aller au D.B. Clarke et visionner de Hugh Sullivan.

Premier long métrage de ce réalisateur australien, The Inifinite Man raconte l’histoire de Dean et Lana qui retourne à l’endroit où ils s’étaient préalablement rencontrés afin de tenter de raviver la flamme. Car Dean, aussi brillant soit-il, est complètement obsédé par le besoin de tout prévoir. Homme cartésien à l’esprit plus mathématique que romantique, son obsession de prévoir le week-end parfais avec ça douce se verra chamboulé par l’arrivé de Terry : L’ex … un peu moron, mais surtout imprévisible!

J’avoue, je n’allais pas voir ce film complètement à l’aveugle. Sélectionné pour le festival SXSW, j’avais visionné la bande-annonce et ce petit film me semblait fort sympathique. Une histoire de voyage dans le temps pour réparer les erreurs du passé, mais avec une touche, disons, décalée! Un humour frôlant l’absurde, mais surtout le pathétique. On plonge dans une intrigue compliquée, mais pas nécessairement complexe ou Dean tentera de réparer son … plutôt ses erreurs en revenant dans le passé. S’en suivront les multiples complications et dénouements pathétiques pour les personnages du film. Mais n’importe lequel programmeur vous le dira : prenez garde aux boucles infinies!

The Infinite Man n’est pas vraiment un film marquant. Il est bien joué, bien écrit et le récit demeure limpide malgré les complications spacio-temporello-narrative (ça, c’est compliqué comme faux mot!). Cependant, il ne bouleverse pas grand-chose et explore qu’en surface ses thématiques. Le remord d’une erreur amoureuse et les conséquences sur la vie sont bien là, mais, trop pathétique pour être réellement touchante.



Par contre, pour un film qui semble avoir été réalisé avec des bouchés de pain et avec une équipe minuscule, le film de Sullivan nous offre une proposition fort intéressante. Sans être une œuvre majeure, The Infinite Man vous fera passer un bon moment légèrement ironique et décalé, mais touchant par sa simplicité et ses bonnes intentions. Sans prétention, en toute honnêteté.


On applaudit pour : La mise en scène inspirée malgré le huis clos et les contraintes narratives. La clarté du récit malgré la complexification de l’intrigue. L’humour décalé et plein de scène pathétique, drôle à souhait!


On boo-urns pour : Le manque de chair autour de l’os. On mise tout sur le concept du film (retour dans le temps pour réparer l’erreur) et on n’approfondit pas vraiment les enjeux et développements des personnages. Un reste un peu trop en surface.

Article par Yanick Lampron

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